
Plan IGN
Ces sentiers proposent une grande variété d’expériences aux amateurs de randonnée, allant des balades paisibles aux parcours plus exigeants. Ils offrent une belle occasion de découvrir la richesse naturelle et le patrimoine historique du Pays de Montmédy.





Verdun 14-18. Une forêt d’exception
A l’issue des combats de 1916, « 300 jours et 300 nuits » effroyables, près de 700 000 hommes sont morts, blessés ou disparus, le Champ de Bataille de Verdun n’est plus qu’une terre dévastée, un sol lunaire parsemé de ferrailles et d’obus. C’est aussi un vaste cimetière pour des 80000 soldats disparus, dispersés par les explosions.
En 1919 l’Etat classe en Zone rouge 20 000 ha de terrain et il confie en 1923 à l’administration forestière la mission de boiser le champ de bataille de Verdun. 36 millions d’arbres sont plantés.
Aujourd’hui gérée par l’Office National des Forêts, la forêt domaniale de Verdun est labellisée Forêt d’exception® poursuivant l’œuvre entreprise depuis un siècle, gestionnaires, scientifiques et acteurs du territoire s’emploient conjointement à préserver et à valoriser ces lieux. Pour les découvrir autrement, engagez-vous sur ces sentiers en milieu forestier.
Aujourd’hui, le Champ de Bataille de Verdun est un véritable musée à ciel ouvert.
Balade parfaitement balisée par l'Office National des Forêts "Forêt d'Exception"

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

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Le fort de Douaumont est un fort Séré de Rivière. Il est occupé par les allemands dès le début de la bataille de Verdun, c'est le plus puissant ouvrage de la place forte de Verdun. L'armée allemande l'occupera durant 8 mois, qui en fera un abri pour ses troupes et un point d’appui essentiel pour continuer son offensive. Il ne sera repris que le 24 octobre 1916 et ce après plusieurs tentatives de reconquête. Films et photographies d’époque, documents d’archives, commentaires et témoignages permettent aux visiteurs munis du guide multimédia, de mieux comprendre l’histoire de ce haut lieu. A découvrir : une chambrée, la tourelle 155, la nécropole allemande où reposent plus de 600 soldats allemands…

Après la reprise des forts de Vaux et de Douaumont, le commandement français aménageait les communications indispensables pour alimenter les nouvelles positions françaises. Le boyau de Londres reliait les hauteurs de Belleville au fort et au village en ruines.
Afin d'éviter les éboulements dus aux bombardements, les flancs de ce boyau étaient renforcés par cette ossature en béton armé ou des plaques de ciment.

L’abri de combat d’infanterie TD3 émerge d’une végétation feuillue arbustive, spontanée.
Conçus pour abriter 60 à 120 fantassins, en partie bétonnés, les deux abris TD2 et TD3 occupent l’intervalle TD (Thiaumont - Douaumont) qui, sur la ligne de crête alors agricole, définissait la limite nord du camp retranché de Verdun.
Au matin du 22 mai 1916, après 5 jours de préparation d’artillerie, les fantassins français des 74° et 129° RI y attendent, dans un lacis de tranchées, l’ordre de l’assaut pour la reprise du fort, conquis le 25 février par les Allemands.
La végétation spontanée est touffue ; quelques pins noirs se mêlent aux grands feuillus, frênes, bouleaux, érables ou saules dans les zones les plus humides. Dans les trous d’obus masqués par le sous-bois, un chapelet de mares abrite une riche biodiversité.

Ici ont été tué quelques combattants parmi tant d'autres : le sergent mitrailleur Emile Moïse Lambert, le lieutenant Jean Massaly
ainsi que les sous officiers Jules Barraban et Jean Molières.
Le belvédère surplombe la contrescarpe ouest, offrant une vue inédite sur les fossés et l’escarpe (talus intérieur) du fort.